Chroniques

NIRVANA  » Nevermind »

Sorti en 1991 sur le label SUBPOP, Nevermind, traduisez « rien à branler » sera la brèche ouverte à pas mal de plus ou moins bons groupes souvent originaires de Seattle mais aussi la pierre d’édifice d’un style nouveau, le grunge, encore mal connu alors. C’est surtout le titre ouvrant l’album « Smells Like Teen Spirit » qui aura marqué pêle-mêle d’esprits peut-être pour son énergie emportée par le chant enragé de son leader Kurt COBAIN. Sans doute pour une part parce-que beaucoup s’y reconnaîtront mais sans doute aussi parce-que les titres qui suivent sont tous emprunts de l’originalité et du peaufinage des compos signées COBAIN, la basse inspirée et vrombissante de Chris NOVOSOLIC et la frappe lourde de David GROHL. De titres faussement calmes tel Come As You Are on passe ainsi à des titres plus rentre- dedans comme Breed ou encore Stay Away. Alors de là à dire que Nevermind était l’album que pas mal attendaient sans le savoir. Manière de nous secouer les puces à une époque un peu trop tranquille musicalement parlant …y a pas loin. FABIO V

 

 

THE POLICE   » Synchronicity »

Officiellement pour divergence musicale mais aussi pour incompatibilité de caractères (Sting vs Coppeland à l’époque puis réconciliation par la suite), SYNCHRONICITY marque la séparation du groupe THE POLICE après six opus tous aussi bons les uns que les autres, ce dernier inclus. Ici, on a affaire à un enchaînement de titres qui se révèlent tous autant attachants que surprenants tant ils contiennent une personnalité propre sans pour autant nuire à la cohésion de l’ensemble. Un morceau comme « Walking On Your Footsteps » sonne quasiment musique du monde tout comme « Miss Gradenko » crédité Stewart COPPELAND. Un autre comme « Wrapped Around Your Finger » annonce presque de quelle veine sera faite la carrière solo de STING et « Every Breath You Take » est la chanson d’amour que tout bonhomme aura dédié à sa bonne-amie et qui deviendra vite mondialement célèbre. Sans oublier la subtilité des arrangements (moins cliniques que dans GHOST IN THE MACHINE), SYNCHRONICITY est la galette de THE POLICE que tout amateur du groupe se doit de faire tourner sur sa platine vinyl!!!. FABIO  V

 

 

MARILLION « Fugazi »

Groupe progressif par excellence (mélange de rock, de classique et de jazz), MARILLION y va de son deuxième opus avec l’album Fugazi sorti un an après Script For A Jester Tears en 1984. Le Line-up est le même à un musicien près, Ian Mosley derrière les toms a la place de Mike Ponter sans doute pour ajouter un peu plus à la maestria de leur musique. Car voilà, dans le paysage progressif qui n’est pas boudé par les amateurs de guitares saturées, MARILLION a sa place et ne dénote pas mais au contraire est marque d’une connotation bien personnelle. En cela, FISH, qu’on ne présente plus justement parce-que sa voix est de suite identifiable, distille des textes influences par la littérature anglaise mais au travers le filtre de ses propres émotions d’où un chant proche de la perfection. « This world is totaly Fugazi », beaucoup pensent comme lui mais préfèrent le laisser le chanter pour sa justesse. Alors coïncidence ou pas, ce magnifique album, sorti dix ans après le dernier Genesis avec Peter GABRIEL fera dire un jour par Phil COLLINS sans doute un peu par courtoisie mais sûrement aussi parce-qu’il devait le penser que MARILLION était un groupe a la production quasi irréprochable !!! FABIO V

 

METALLICA   « Black Album »

Successeur tant attendu de And Justice For All, l’ album qui à l’origine devait être l’album éponyme de METALLICA deviendra vite LE BLACK ALBUM ajoutant ainsi à sa légende vu qu’il ne naîtra pas sans douleurs. Car s’il voit le jour en 1991, c’est suite à un long processus de thérapie de groupe des musiciens un peu en peine d’inspiration et sous la houlette du toujours très influent et charismatique producteur Bob ROCK. D’ailleurs, dès le premier riff (Enter Sandman) tout est dit sur la maturité du groupe. Ce sera du lourd voir du très lourd agrémenté d’un son énorme.N’hésitant pas à passer du mid et lancinant tempo à la « Sad But True » ou « Wherever I May Roam » aux morceaux plus rapides comme « Holier Than Thou » ou encore « Through The Never », les FOUR HORSEMEN osent aussi parfois calmer le jeu avec des titres tout en arpèges et à la mélodie imparable tels « The Unforgiven » ou « Nothing Else Matter »desquels sourd un sentiment de froideur maîtrisée. LE BLACK ALBUM est donc un album dont on se dit qu’il serait dommage de passer à côté tant il dégage de concision et de cohésion métallique. Avec toujours comme le bien nommé dernier morceau :  » The Struggle Within » !!!  FABIO   V

 

NEIL YOUNG « Harvest

Composé en 1973 alors qu’il souffrait d’un mal de dos qui l’obligeait à rester alité, HARVEST est l’album de Neil YOUNG qui pour beaucoup sera son chef-d’oeuvre d’ailleurs récompensé par le prix le l’Académie Charles CROS et donc pour ses pairs aussi. Le titre ne trompe pas sur ce dont il sera question sur ce disque. The Loner, « see the lonely boy out on the week »end », « I need someone to love me the all day through », en bon song-writter qu’il est, se sert là d’une correspondance entre la nature et ses éléments et ce qu’il peut lui même ressentir ou avoir pu expérimenter ou rencontrer dans sa vie personnelle, « I’ve been a minor for the heart of gold », every junky’s like a setting sun », « words beetween the lines of age ». HARVEST sera donc une moisson et pas des moindres humainement parlant. Pour cela, il ne fera pas appel au CRAZY à son autre band fétiche, THE STRAY GATORS qui sauront l’accompagner de près lui, sa guitare, son harmonica et sa voix à l’exception de deux titres avec THE LONDON SYMPHONY ORCHESTRA. Que dire de plus sur cet album si ce n’est que chacun de ses titres est une véritable perle. Album chapelet ? Si ce n’est déjà fait, écoutez le, vous en déciderez vous même. Mais débarrassez vous des étiquettes. Folk Rock ou pas il se donne tel qu’il est comme l’homme de paille et véritable front man qu’est Neil YOUNG. FABIO  V